Recevoir vingt personnes chez soi, ce n'est pas cuisiner plus : c'est cuisiner, dresser, servir, réapprovisionner et ranger en même temps qu'on discute. La plupart des gens qui nous appellent l'ont vécu une fois et ne veulent pas recommencer.
Notre parti pris : un buffet debout qui tient tout seul, réassorti pendant la soirée, et un bar tenu par un barman. Personne ne se lève pour ouvrir une bouteille, et la cuisine reste fermée.
Un plan de travail ou une table pour dresser, un point d'eau, une prise électrique à proximité du bar, et un accès pour décharger sans porter le matériel sur trois cents mètres. Un ascenseur pour un étage élevé, si possible.
Nous apportons le reste : vaisselle, verrerie, glace, matériel de bar, plateaux et nappage. Nous repartons avec, sale — la plonge n'est pas votre problème.
Jusqu'à une vingtaine d'invités, un buffet de pièces cocktail et une belle planche suffisent largement. Entre vingt et cinquante, l'ajout d'un barman change tout : il absorbe le service des boissons, qui est ce qui épuise l'hôte.
Au-delà, la question devient celle du lieu plus que du traiteur. Si votre logement est trop juste, la privatisation du Hope Bar à Mérignac règle le problème sans changer d'interlocuteur.